Le Chantier du Guip - juillet 2013

Morwenna : une restauration exceptionnelle.

 


Après dix ans passés au chantier du Guip, Morwenna a été mise à l’eau début juillet. Cette goélette aurique de 16,80 m, construite sur plans Linton Hope en 1914, a fait l’objet d’une restauration globale exceptionnelle après d’importantes recherches historiques. Son bordage d’origine en teck, une partie du gréement, ainsi que des pièces maîtresses comme l’étambot, la quille et l’étrave ont pu être conservés. Les charpentiers du Guip ont changé les membrures et refait le pont. Toute la technique embarquée de Morwenna a été entièrement aménagée dans la soute arrière. La motorisation, placée en latéral, a permis de gagner de la place et de concevoir une cuisine, une table à cartes et deux bannettes supplémentaires. A partir de quelques pièces d’origine, en acajou d’Amérique, l’intérieur du bateau a bénéficié d’un réaménagement d’ensemble avec un gros travail d’ébénisterie. La table du carré comporte ainsi un système de bascule permettant de compenser la gite. L’accès au poste arrière se fait par un escalier escamotable qui a nécessité la réalisation de pièces sur mesure. Les planchers sont en pin d’Oregon, les boiseries en acajou d’Amérique ou d’Afrique. « C’est l’une de nos restaurations les plus abouties », commente Yann Mauffret, le patron du Guip. La goélette, dont le propriétaire est un particulier, est partie rejoindre Antibes, son port d’attache en Méditerranée.

 

Saint-Julien : une coque de plus de 28 mètres !

 


La Guip s’attelle à la construction de la coque du bateau-lavoir Saint-Julien, datant de 1904 et classé monument historique. Ce chantier résulte d’un appel d’offres lancé par la municipalité de Laval, propriétaire du navire. Un plan de plus de 30 mètres de long et de plus de 6 m de large a été aménagé au cœur du chantier. Les charpentiers sont en train de réaliser une coque en chêne de 28,50 m, à double bordés, étanchéifiée au goudron. Parallèlement, la menuiserie Colas de Laval travaille, en sous-traitance du Guip, à la restauration de la superstructure, la maison du bateau-lavoir. La coque sera terminée mi-septembre, acheminée par convoi exceptionnel, avant d’être assemblée avec la superstructure à Laval. Le Saint-Julien sera amarré sur la Mayenne et ouvert au public qui pourra découvrir les grandes heures de son histoire.


Lifting réussi pour le Mutin

 

 

Le Mutin a bénéficié d’un arrêt technique de plusieurs mois. Le plus ancien voilier de la Marine nationale, a été remis à l’eau le 29 mai. Les charpentiers du Guip ont changé l’étambot, une partie des membrures arrière et les bordés de fond de ce dundee, construit en 1926. Ils ont également fabriqué un nouveau mât de tape-cul en pin d’Oregon et refait la tête du grand mât. Parallèlement, un nouveau moteur Volvo a été installé et une partie des techniques embarquées ont été remplacées, en cotraitance avec Navtis.


Runa VI, une star à la Semaine du Golfe

 

 

Un hôte de marque a été reçu au sein du chantier du Guip l’hiver dernier, Runa VI. Elle  a été remise à l’eau début mai pour la Semaine du Golfe où elle y a navigué pour la première fois, suscitant l’enthousiasme des connaisseurs, avant de rallier la Méditerranée pour la Porquerolles Classique. « C’est un bateau très puissant, bien toilé, mais équilibré et très agréable à barrer », souligne Louis Mauffret, du chantier du Guip. Ce cotre aurique de 12,48 m hors tout, dessiné par le Danois Rønne et construit en 1926, a bénéficié d’une restauration minutieuse effectuée par les charpentiers du Guip, avec le concours de François Chevalier, architecte naval, et de Jacques Tagland, historien. La même équipe avait procédé deux ans auparavant à la restauration globale de Runa IV.


Réfection du canot historique d’Ouessant

 

 

Construit en 1960, l’ancien canot de la SNSM d’Ouessant, le François Morin, est classé monument historique et géré par une association. Il vient d’entrer au chantier du Guip après avoir éperonné un rocher ayant causé quelques dégâts sur son flanc tribord. Après réparation de ceux-ci, le François Morin va également bénéficier de travaux de restauration qui étaient prévus de longue date : le lest et la crosse ont été déposés et des pièces vont être refaites ou restaurées selon leur état. Ces travaux devraient durer quelques semaines avant que le canot rejoigne son île d’attache.

 

Fulmar : un prototype sur la côte bretonne

 

 

Le chantier du Guip de l’île aux Moines a mis à l’eau au début de l’été, Misterioso, un Fulmar, petit voilier à clins dessiné par l’architecte écossais Iain Oughtred. Ce prototype a été réalisé pour un propriétaire qui souhaitait disposer d’un joli bateau pour naviguer en solo à la journée. Le Fulmar est un voilier semi-ponté, long de 5,08 m, large d’1,80 m et pesant 175 kilos. Il est assez répandu dans les pays anglo-saxons, mais c’est le premier exemplaire construit en France. Le Guip de l’île aux Moines souhaite le proposer dans son catalogue à différents stades de construction afin de permettre aux futurs propriétaires d’assurer eux-mêmes, s’ils le souhaitent, une partie des finitions.



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