A Brest, les seize membres de l’atelier exercent leur savoir-faire dans un nouveau hangar vitré de plus de 1000 m2 largement ouvert sur le quai Malbert et le public. L’atelier divisé en zones métiers (charpente, ébénisterie, technique embarquée) peut accueillir des yachts et bateaux du patrimoine sans contrainte jusqu’à 100 tonnes.

 

A Lorient, un atelier a été monté pour la restauration du thonier Biche. La proximité avec l'élévateur à bateau de la zone de Keroman permet l'intervention du chantier sur tout type de bateau jusqu'à 600 tonnes.

 

Sur l’Ile aux Moines, l’équipe de huit personnes travaille au bord de l’anse du Guip dans un environnement protégé.

Il est spécialisé dans la construction et la restauration de bateaux de tradition et de petites unités de yachting.

Par ailleurs, un terrain de 2.700 m2 et un hangar de 300 m2 permettent d'accueillir sur terre-plein ou à couvert les bateaux en hivernage.

 

  Brest Lorient
Ile aux Moines
Infrastructures

Ateliers (1250m2) bord à quai
Pont roulant
Accueil bateau jusqu’à 100 t

 

Atelier couvert en bordure
de la zone de Kéroman


Ateliers (1070m2)
Cale de mise à l’eau
Hivernage (sur terre plein ou hangar)
Shipshandler

 

Métiers

Charpente navale, ébénisterie, techniques embarquées, maitrise d'œuvre

Activités

Construction, restauration, réparation et entretien bois
Bateaux traditionnels, Yachts classiques, bateaux de travail
Charpente traditionnelle et techniques de constructions bois moderne
Ebénisterie de pont et agencement intérieur,
Mâts et espars bois

Références

 Entreprise du patrimoine vivant depuis 2008

 

Yann Mauffret (Brest)

 

Paul Bonnel (île aux Moines)

 


   


 

« Il faut naviguer afin de pouvoir construire des bateaux capables de prendre la mer » assure Yann Mauffret, gérant du chantier du Guip. Yann est à l’ouvrage chaque jour à l’atelier ou sur un pont de bateau avec son équipe. Et c’est avec la même passion que ce charpentier de marine, responsable de l’atelier brestois met le cap en Ecosse, en Galice ou aux Açores sur Seagull, son cotre aurique de 9 mètres dès que son engagement de constructeur le lui permet.

 

 

Aux commandes de l’atelier de l’île aux Moines, Paul Bonnel a également la double casquette marin-constructeur et navigue dès qu’il le peut dans le golfe du Morbihan sur son Guépard. Paul est le maitre d’œuvre d’une partie importante du patrimoine maritime du golfe du Morbihan.

 

 

Historique

 

L’histoire commence en 1976 sur les rives du golfe du Morbihan, au creux de l’anse du Guip, entre la lande et la plage. Francis Duwez pose les premiers bordés du chantier du Guip.


Le Nicolas Benoit

En 1981, Yann Mauffret et Alex Abarrategui rapidement rejoints par Paul Bonnel reprennent le flambeau. C’est à cette époque que le chantier du Guip marque les esprits en reconstruisant le premier bateau du patrimoine, le Nicolas Benoit, un Sinagot du golfe du Morbihan.

 

La Recouvrance

Guidés par la passion et le sens des défis, ils n’hésitent pas à se lancer dans des projets d’envergure.

La construction de la Recouvrance signe, à cet effet, la deuxième période-clef de l’évolution du chantier. Pour la première édition du rassemblement des bateaux traditionnels de Brest 92, la ville confie au Guip la construction de cette goélette de 41 m datant du début du XIXème. La Recouvrance devient l’ambassadrice de Brest. Sa mise à l’eau devant la foule et sous les projecteurs des télévisions marque un tournant pour le chantier.

A partir de cette époque « Recouvrance » au cours de laquelle un atelier est édifié quai Malbert, Yann Mauffret s’installe à Brest et Paul Bonnel reste aux commandes du site de l’île aux Moines.

Jugé sur dix ans d’activité, le chantier du Guip reçoit en 1992 le Trophée du Bois "Charpente marine" ainsi que le premier prix de construction du concours "Bateaux  des côtes de France".

 

Les bateaux du patrimoine

Le Guip dispose dorénavant de deux chantiers au sein  desquels seront construits ou restaurés les Sinagots, la série des Guépards, les deux misainiers bigoudens, le langoustier "Le Corbeau des Mers", classé Monument Historique, ou le cotre écossais "Seagull » ; sans oublier, avec le concours du magazine Le Chasse-Marée, "La Belle Angèle" ou le "Grand Norven", sardinier de Piriac. Lors des fêtes de Brest 96, la gabare Notre Dame de Rumengol, classée Monument Historique, est lancée devant le public après un an de restauration globale. Viendront ensuite les barques lémaniques « Savoie » et « Neptune », le coquiller « Bergère de Domrémi » et tant d’autres encore.

 

Les bateaux de pêche

Dès la création du chantier, la confiance des professionnels est acquise. C’est ainsi que seront construits à l’île aux Moines successivement six bateaux de pêche polyvalents pour des ports allant de Douarnenez à Saint Brévin. En 2007 sera lancé à Brest un chalutier pour Saint Guénolé, suivant les conceptions les plus modernes.

 

Les yachts et la belle plaisance

Parallèlement aux voiliers de travail, le chantier assure la restauration de plusieurs unités de yachts classiques. La liste est longue et les exemples prestigieux : "Hispania IV", 8m J.I. ayant appartenu au roi d’Espagne Alphonse XIII marque les esprits, mais également "Pen Coat", bateau norvégien construit chez Fife en 1905, "Vanity V", 12 m J.I. Fife 1936 ou plus récemment "Wings", 12 m J.I. Camper et Nicholson 1937.En 2004, le chantier du Guip est également choisi pour une restauration du pont de "Pen Duick".

 

La passion de la mer, du patrimoine maritime et du bois sont un élan puissant pour inscrire notre métier dans le XXIème siècle.